Ces temps, je tombe tout le temps sur des chercheurs. Et des chercheuses. De très scientifiques chercheurs qui nous offrent de tout, parfois de quoi voir le monde de demain avec optimisme, avec beauté, histoire de penser que l’on arrivera à corriger les errances d’hier avec nos trouvailles de demain. J’ai vu passer de très discrets chercheurs de morilles, dans la nature ils se faufilent, de générations en générations. Bien moins discrets dans les supermarchés. Des chercheurs de dates, planifiant ces impossibles rendez-vous de nos agendas. Des chercheurs d’agendas papier ! Denrée rare. Des chercheurs de papeterie, un comble. Et les fameux chercheurs de lunettes et de clés dont je commence à faire partie.
De nerveux chercheurs de téléphone portables à la machiavélique batterie déchargée ! Des chercheurs du meilleur prix pour une chambre d’hôtel, d’un vol d’avion. Il y a même la catégorie de ceux qui cherchent chez les chercheurs. Et que dire des chercheurs d’emploi, et du courage qui est le leur. Et de l’utopie des chercheurs d’or ou de l’espérance du bon numéro de loterie. Plus ou moins, tout le monde cherche ! Il y a caché dans un texte sacré ce bout de phrase qui m’a toujours fasciné : « tout le monde te cherche ! » C’est ce qu’on dit les amis de Jésus de Nazareth un petit matin entre chien et loup parce qu’ils l’avaient perdu pendant la nuit. Alors ils l’ont cherché, et trouvé ! C’est beau non, les chercheurs de Dieu ?
François Lemrich,