A longueur de journée, mon téléphone me rappelle un tas de choses et me fournit un florilège d’informations plus ou moins utiles. Lorsqu’une notification arrive sur mon écran, avec le logo de l’application qui a l’outrecuidance de m’interpeler, je peux l’ignorer ou poser mon doigt dessus pour en savoir plus.
Ainsi, mon smartphone me raconte les dernières élucubrations du président américain, il m’informe du score final du match en Russie, il me transmet les alertes météo, il me prévient lorsque mon salaire arrive sur mon compte. Il me rappelle aussi des anniversaires, il me signale les bouchons sur l’autoroute, même quand je sirote un apéro dans mon jardin. Et c’est sans compter l’avalanche journalière de messages que nous échangeons tous avec nos proches, car nous avons tellement de choses à leur dire, même si nous prenons rarement la peine de leur parler vraiment.
J’admets que certaines de ces notifications spontanées sont utiles, mais elles arrivent rarement au bon moment et constituent surtout une pollution numérique, malheureusement addictive. Un mot a même été inventé pour décrire la peur d’être séparé de son portable : la «nomophobie».
Hier, j’ai reçu une notification nouvelle, une «alerte» que je n’avais encore jamais vue. Elle m’était adressée par une application que je viens de télécharger et qui s’appelle «La Bible». L’application contient tous les textes bibliques avec des outils de recherches, des commentaires théologiques et une proposition de lecture quotidienne. La notification disait : «La Bible : avez-vous oublié de lire?».
J’ai compris que ma nouvelle application est paramétrée pour m’envoyer ce rappel lorsque je ne l’ai pas utilisée pendant plusieurs jours.
 
  Manifestement, l’Esprit-Saint utilise les technologies les plus modernes pour me ramener régulièrement à l’essentiel. Il me rappelle, par une notification, qu’une lecture assidue des textes qui fondent ma foi me gardera en connexion avec le Créateur. La Bible étant ma nourriture spirituelle, mon smartphone me signalera dorénavant que je n’ai pas eu assez faim pendant quelques jours!
Elle est pas belle, la technologie ?
Christophe Schindelholz