Lors de sa dernière assemblée, le synode s’est penché sur la modification de la 6ème demande du Notre Père.

 En francophonie, l’Eglise catholique romaine a pris la décision unilatérale de modifier la 6e demande du Notre Père qui de « Ne nous soumets pas à la tentation » devient « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». La Conférence des Evêques de Suisse aurait voulu que cette modification entre en vigueur le premier dimanche de l’Avent de cette année.
Or la Conférence des Eglises romandes (CER) – regrettant le manque de concertation avec les Eglise réformées – a demandé et obtenu que les catholiques suisses attendent Pâques 2018 pour passer à la nouvelle version. Le temps gagné permettant aux Eglises réformées de consulter leurs synodes.
La nouvelle version n’est pas parfaite, pas plus que ne l’est l’actuelle et les théologiens sont divisés sur la qualité du texte adopté, semblant davantage correspondre à l’esprit du temps qu’à la fidélité au texte original. Mais malgré une grande réserve, c’est l’argument de pouvoir continuer à prier ensemble le Notre Père, qui l’a emporté. Pour en savoir plus :

Le Synode a ainsi largement débattu sur la question de l’œcuménisme : doit-on garder le texte actuel et se dire que nos différences sont enrichissantes et stimulent le dialogue ? ou au contraire doit-on mettre tout en œuvre pour pouvoir continuer à prier le Notre Père ensemble, avec les mêmes mots, comme c’est le cas depuis 1966,
C’est cet argument qui semble l’avoir emporté, puisque le Synode a adopté la modification par 36 voix pour, 25 contre et 5 abstentions.

A partir de Pâques 2018, nous serons donc invités à dire : « Ne nous laisse pas entrer en tentation. »