Lundi 10 décembre 2018

Liberté (Esaïe 14,1-23)


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Il existe une certaine joie, voire exultation ou jubilation, à voir tomber un ennemi. Les menaces ne sont plus. Le peuple est délivré. Il se sent plus léger. Il respire. Il espère. Des perspectives d’avenir se dessinent. Cependant, dans son euphorie triomphante, le peuple se fourvoie. La vengeance semble prendre le pas. Le risque est là. Après avoir été blessé, meurtri dans son ego, l’heure de la revanche sonne comme un chant. Comme si le peuple avait remonté le réveil pour se le rappeler. Mais est-ce bien de cela qu’il s’agit ? En Christ, toutes ces choses ne doivent-elles pas être balayées ? Qui peut juger ? Qui peut souhaiter la chute ou la mort de l’autre ? Qui peut rassembler des masses pour se venger ? Ne s’agit-il pas de tendre l’autre joue ; non pour se faire frapper de nouveau, mais faire acte d’humilité ? En attendant, le peuple espère. Il n’a rien reçu. Sa délivrance viendra. Il est conquis par le fait que Dieu le délivrera de son esclavage, de sa déportation. Il reviendra au pays. Pourquoi ? Simplement que « l’Eternel aura pitié de Jacob ». L’Eternel veille et ne reste pas indifférent à chaque situation. Comme il a précédé le peuple le jour et la nuit, il agit pour redonner espoir à chacun.

François Rousselle

Prière: Seigneur, en chaque situation tu es là. Si nous doutons, tu es présent. Si nous pleurons, tu consoles. Si nous craignons, tu rassures. Si nous tremblons, tu accompagnes. Si nous nous perdons, tu es phare. En tout temps, tu ouvres le parapluie de l’espérance. Seigneur, accueille-nous.  

Référence biblique : Esaïe 14, 1 - 23

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