C’est joli non, « j’éveillerai l’aurore » ! Ces mots sont d’une poésie et d’une rare densité et ils me font du bien. C’est comme un projet un peu fou, comme quelque chose qui me resterais encore à accomplir : « J’éveillerai l’aurore ». Est-ce que je comprends ce que dit ce poète ? Non, pas vraiment ! Mais c’est superbe. Parfois, il n’est pas besoin de comprendre. Ces mots sont tirés d’une chanson vieille de 3000 ans. Et les mots sont tellement clairs, un par un, qu’ils n’ont pas pris une ride. Curieux, et un peu par hasard, j’ai cherché à savoir comment d’autres avaient compris, car l’original est en hébreu. Stupeur, en allemand cela donne quelque chose de fort : « Ich will die Sonne wecken ! ». Réveiller le soleil ! C’est beau aussi, non ? Ce qui me frappe dans ces mots c’est cet homme, ou cette femme qui, dans l’obscurité de la nuit, se rend compte que quelque chose est encore possible,
humainement possible, un truc fou, réveiller l’aurore, réveiller l’aube. Peut-être que cela signifie qu’en moi-même, je peux faire bouger quelque chose, cette partie de moi qui apporterais un peu de lumière aux autres ? Ou alors ce grand projet ambitieux pour tous ! Je ne sais pas.Il y a 2000 ans, quelques femmes sont de grand matin dans un jardin à Jérusalem. Jésus de Nazareth a été crucifié et déposé dans l’urgence dans un tombeau. Mais à l’aube, ces femmes trouvent la tombe vide ! « J’éveillerai l’aurore », telle est la perception d’un changement radical, les logiques qui mènent à la catastrophe n’ont pas gagnées et le Christ est là !Mais, pour revenir à demain, à tout ce que je ne comprends pas mais qui me fais du bien, « j’éveillerai l’aurore », est tiré d’un psaume de David. Un projet ? A aboutir autour de moi ? Demain matin déjà ! Je ne sais. Et vous, vous sauriez ?
François Lemrich, pasteur