Cette phrase type prononcée par chacun d’entre nous pour entrer un peu maladroitement en communication avec un inconnu parce qu’on ne sait pas par où commencer sera bientôt prohibée. Le cri de colère de Greta Thunberg au sommet de l’ONU lundi dernier et les manifestations semaine après semaine de la jeunesse en Suisse et dans le monde entier sont au cœur de notre actualité. Ils nous rappellent que le temps qu’il fait est de plus en plus défavorable à la biodiversité et donc l’état d’urgence climatique. Et quel est mon climat intérieur ? Est-ce que je pourrai encore dire il fait beau aujourd’hui dans ma vie ? Ou bien l’incertitude, les sombres prédictions sur l’avenir et les dangers dans notre monde ont-ils définitivement eu raison de mon climat intérieur ? À bien y regarder, j’ai tellement de sujets de préoccupation:
le travail, la famille, la retraite, l’alimentation, l’état du monde… Et j’avoue que la météo de mes émotions fait le yoyo surtout que je me sens souvent impuissant. Mais en même temps il y a toujours cette petite chose. Cette petite chose rassurante et profonde, qui ne dépend pas du climat. Une chose qui n’est pas affectée par l’agitation incessante de nos vies et de nos émotions. Une chose qui déclenche une joie intérieure et diffuse une vision plus optimisme de soi et du monde. Cette petite chose, c’est une source intérieure alimentée par la présence de Dieu. Je ne suis pas seul face au monde que je ne comprends pas, mais il est là. Il est là et cela change tout. Ce sont les dernières paroles de Jésus dans l’Évangile de Matthieu : « Et sachez-le : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

 

Alain Ledoux, ministre EERV